Jiwon Kang, Kkot
À l’image d’une silhouette soigneusement composée, un bouquet raconte lui aussi une histoire de couleurs, de textures et de nuances. Pour ce nouvel épisode de Wardrobe Chronicles, nous rencontrons Jiwon Kang, fondatrice de Kkot, un atelier floral où les bouquets sont imaginés sur demande, au rythme des saisons. À travers une approche sensible de la composition, Jiwon mêle l’élégance naturelle de l’art floral français à la délicatesse de ses origines coréennes, créant des arrangements singuliers où chaque fleur trouve sa place. Une rencontre entre deux cultures, guidée par l’instinct, la poésie et l'attention portée au détail.

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Jiwon, je suis coréenne et fleuriste à Paris. J’ai ouvert mon atelier, KKot, dans le 9ᵉ arrondissement.
Que signifie la mode pour toi aujourd’hui ?
Pour moi, la mode est une question de nuances. Ma personnalité reste la même, mais ce que je porte peut subtilement influencer mes gestes, ma façon de bouger ou encore l’attention que je porte aux détails.
Y a-t-il un vêtement qui te donne immédiatement confiance en toi ?
J’ai une robe noire en velours à laquelle je suis particulièrement attachée.
Elle est très simple, mais lorsque je la porte, je ressens quelque chose de profondément positif. J’aime beaucoup la porter - peut-être simplement parce qu’elle me donne confiance en moi et m’aide à faire les choses du mieux possible.
Qu’est-ce qui a le plus influencé ton sens de l’esthétique ?
Sans aucun doute, mes parents.
J’aime le minimalisme, les choses ordonnées et une certaine forme de beauté calme. Avec le recul, je réalise que cet univers était déjà très présent dans mon enfance, aussi bien dans la manière dont mes parents s’habillaient que dans l’intérieur de notre maison.
J’ai grandi entourée de cette esthétique et, naturellement, mon regard s’est construit ainsi.

Jiwon porte la robe Le Proust & le cardigan Le Niklaus
Que privilégies-tu le matin en t’habillant ?
Je travaille presque tous les jours, mon travail influence donc beaucoup ma façon de m’habiller.
Le matin, avant de choisir ma tenue, je pense aux bouquets et aux commandes que je vais réaliser dans la journée. Si je dois, par exemple, composer un bouquet de mariée pour une cliente qui portera une longue robe blanche avec un style particulier, j’essaie de choisir une tenue qui s’inscrit dans le même univers.
Cela me permet de me plonger dans une ambiance et un état d’esprit qui m’aident à obtenir le meilleur résultat possible.
Qu’aimerais-tu que les femmes ressentent davantage en s’habillant ?
Du confort, aussi bien physique que mental.
J’aimerais qu’elles choisissent une tenue, non pas parce que les autres la trouvent belle, mais parce qu’elles-mêmes s’y sentent bien et se trouvent belles.

Existe-t-il des associations de couleurs ou de textures que tu aimes autant dans les fleurs que dans la mode ?
Dans les deux univers, je suis attirée par des couleurs calmes, légèrement saturées et profondes, comme le beige, le camel ou le gris. J’aime également des tonalités plus intenses, comme l’olive ou le bordeaux.
Pour les matières et les textures, j’aime associer la simplicité à des éléments plus structurés, aussi bien dans les fleurs que dans les vêtements.
Quels parallèles fais-tu entre ton métier et la mode ?
Dans les deux univers, ce sont souvent les détails presque invisibles qui me semblent les plus importants.
Dans une fleur, il peut s’agir de la forme d’une feuille ou d’une tige. Dans un vêtement, ce sera la forme d’un bouton, la coupe ou encore la longueur d’une manche.
Ce sont de toutes petites choses, mais elles font toute la différence.

Découvrez l'univers poétique de Jiwon et ses merveilleuses créations sur son Instagram et dans son atelier situé au 25 rue Rodier, Paris 9ème.







